Profondeurde plantation : Dans les autres régions, il est préférable de le cultiver en pot. Ces derniers sont à hiverner dans une serre froide hors gel mais à une température ne dépassant pas les 12°C. Les tailles ne sont pas nécessaires sauf si on souhaite lui donner une forme spéciale, comme en topiaire. Dans ce cas, elle se pratique à la sortie de l'hiver, en mars avril. Il Pourun semis en place, d’avril à juin : Préparez votre sol sur 8 à 10 cm de profondeur et une vingtaine de cm de largeur en apportant de la fumure. Placez les graines en poquet (4-5 graines dans un trou de la profondeur des graines) Recouvrez et tassez légèrement. Arrosez. Semis d’ipomées. ladistance hors gel varie suivant les régions (il ne gèle pas aussi fort et longtemps en aquitaine qu'en alsace). la canalisatin n'est sans doute pas conforme aux normes locales, et le risque est Lesavis de gel ne sont émis que du 15 mars au 31 octobre et pour les régions situées au-dessous de 600 m d’altitude. Le gel au sol est un phénomène survenant aussi en hiver. Mais, cela LeMégapithèque est un des Bosses du jeu ARK: Survival Evolved. On ne l'atteint qu'en générant un portail depuis un Ravitaillement ou un Obélisque sur The Island, The Center et Valguero. Une version moins puissante apparaît dans certaines Missions de Genesis: Part 1. Dans Survival of the Fittest, on peut l'apprivoiser et le monter, de même que la Broodmother et le Dragon pendant DBtUSMn. FIGAROVOX/ANALYSE - Pour Jean-Luc Bœuf, la diminution du nombre de régions proposée par Manuel Valls pourrait être une excellente nouvelle. Encore faut-il que l'on ne se contente pas de regroupements faciles, mais qu'on propose un vrai redécoupage. © Jean-Yves LacôteJean-Luc Bœuf est expert à l'institut Montaigne, haut fonctionnaire territorial et professeur en histoire et finances des collectivités. Vous pouvez également retrouver ses papiers sur son site le millefeuille territorial. Complexe. Illisible. Coûteux. Notre millefeuille territorial français ne trouve guère de défenseurs en l'état. C'est arrivé demain! On se rappellera que les annonces du président de la République à l'occasion des vœux 2014 ont donné le coup d'envoi de la refonte de la carte régionale française. Dans ces conditions, les propos du premier ministre à l'occasion de son discours à l'Assemblée nationale du 8 avril 2014 se sont clairement inscrits dans ce sillon, respectant même au passage la traditionnelle frontière entre le président de la République et le premier carte et le territoireComplexe. Illisible. Coûteux. Notre millefeuille territorial français ne trouve guère de défenseurs en l'état. La situation des finances publiques joue certainement un rôle de catalyseur dans cette volonté de proposer - enfin! - un découpage du territoire plus cohérent pour être plus efficient dans les actions conduites tous les jours par les collectivités locales. Ce redécoupage passe par les régions dont on rappellera utilement que leur organisation actuelle est le résultat d'un compromis de la IVe République, trouvé lors du gouvernement d'Edgar Faure. A l'époque, il s'agissait de trouver une façon rationnelle pour organiser la planification à la française», dont on se rendait bien compte que la répartition des programmes par département était trop morcelée! Prenons garde avec cette référence à la IVe République de ne pas jeter aux orties l'idée régionale. Cette dernière a dû se faire une place au soleil, coincée entre le rejet des provinces de l'Ancien Régime, les débats des fédéralistes et régionalistes sous la IIIe République et l'organisation en régions tentée sous le régime de Vichy. Il n'est dès lors pas étonnant qu'un prix Goncourt ait été attribué pour la première fois il y a quelques années à un roman traitant ouvertement de la question du territoire! En France en effet, la refonte de la carte territoriale fonctionne comme un mythe. Héritière de la Révolution, après les tâtonnements de l'Ancien Régime, la France s'est voulue découpée rationnellement, avec les communes à la base et les départements considérés comme les pivots. Une logique de facilité consisterait à se contenter de regrouper les régions. Au contraire, il faut remettre radicalement en cause le découpage de 1955. Les particules élémentairesL'exercice de la tabula rasa est passionnant! Pour être crédible, il convient d'ajouter à la continuité géographique - des régions d'un seul tenant et sans entrave - la cohérence historique. Une logique de facilité consisterait à se contenter de regrouper les régions. Ce n'est pas la logique qui a prévalu à l'exercice présenté ci-dessous! Au contraire, il est proposé de remettre radicalement en cause le découpage de 1955. Disons-le avec force dans une France organisée autour de dix entités régionales, il n'est pas possible de respecter intégralement les découpages historiques des provinces. Mais il en est naturellement tenu compte. Dans ces conditions, le découpage de la France en dix régions donnerait le résultat suivant• Le Nord. Cette région dont le siège sera à Lille comportera l'ancienne région Nord-Pas-de-Calais, à laquelle seraient adjoints les départements de la Somme, de l'Aisne et des Ardennes.• La Lotharingie. Elle sera composée de l'Alsace de la Lorraine, ainsi que des départements des Marches de l'Est, c'est-à-dire la Haute-Marne, la Haute-Saône, le Territoire de Belfort créé, rappelons-le, au lendemain de la Première Guerre mondiale et le Doubs. Son siège sera à Strasbourg, ce qui contribuera à renforcer son poids vis-à-vis de l'Europe.• Le Sud-Est sera organisé autour de l'ancienne région Rhône-Alpes, à laquelle seront ajoutés les départements du Jura, dont les axes de communication et les relations économiques sont tournés vers Lyon et en aucun cas vers l'actuelle Comté, ainsi que le département de la Côté-d'Or et la Saône-et-Loire, dont un tel positionnement contribuera à renforcer la cohérence de la future métropole de Lyon et le nouveau département du Rhône, constitué du Beaujolais.• Le Centre sera constitué de l'Auvergne et du Limousin, avec Limoges pour chef-lieu. On aurait pu raccrocher l'Auvergne à une région Rhône-Alpes élargie, mais les contraintes de déplacement et de transport donnent davantage de cohérence avec un axe nord-sud.• L'Arc méditerranéen regroupera les régions Provence-Alpes-Côte d'azur Paca et Languedoc-Roussillon, dont le point de rassemblement est cet axe autour de la Méditerranée. La Corse gardera son statut spécifique et ceci la rapprochera davantage encore des collectivités et régions d'outre-mer ce que les technocrates appellent les COM-ROM, plutôt que des régions de métropole.• Midi-Pyrénées resterait la seule région en l'état, avec bien sûr Toulouse pour capitale. N'oublions pas que sa superficie actuelle représente déjà plus d'un huitième du territoire métropolitain.• L'Atlantique regroupera Poitou-Charentes, l'Aquitaine et le département de la Vendée. Bordeaux en sera la capitale.• L'Ouest sera constitué de la Bretagne, de la Basse-Normandie et des départements de Loire-Atlantique, de la Sarthe et de la Mayenne. Pour ce qui est de la Loire-Atlantique, cette solution présente l'avantage de faire de Nantes la capitale de cette région, en réglant ainsi la querelle de la primauté bretonne.• Le Bassin parisien. Il semble logique de terminer par le Bassin parisien, composé de feu l'Ile-de-France, de la Haute-Normandie. Ainsi constituée, cette région permet de traiter la question de l'intercommunalité et du Grand Paris, en opérant une disjonction entre la métropole du Grand Paris élargie certainement aux frontières de l'ancienne Ile-de-France et la nouvelle région, entité politique et administrative, beaucoup plus élargie. Cette grande région sera composée de l'actuelle Ile-de-France, à laquelle seront rajoutés les départements du pourtour parisien, c'est-à-dire l'Oise, la Marne, l'Aube, l'Yonne, la Nièvre, le Loiret, l'Eure-et-Loir, le Cher, le Loir-et-Cher, l'Indre, l'Indre-et-Loire, la Sarthe, l'Eure, la Seine-Maritime. Evidemment basée à Paris, cette région sera à même de traiter avec efficacité la question de l'accès à la mer ainsi que des problématiques de troisième couronne parisienne, regroupant ainsi les régions naturelles basées à une heure de du domaine de la lutteEn proposant un découpage restreint, radical, et ne respectant pas les anciennes régions, il faut naturellement s'attendre à une bronca venant de toutes parts! Il sera alors expliqué que la région telle que nous la connaissons depuis près de soixante ans n'a pas réussi son implantation dans le paysage français. Le succès aurait pu être au rendez-vous en 1986, à l'occasion des premières élections au suffrage universel direct des conseillers régionaux. A cette occasion, tous les hommes politiques d'envergure nationale se présentaient devant les suffrages de leurs concitoyens. Il en fut par exemple ainsi des Edgar Faure, Olivier Guichard, Jean Lecanuet et Jacques Chaban-Delmas. En réalité, ces élections ont coïncidé avec la mise en application d'une plus stricte limitation du cumul des mandats. Dès lors, le mandat régional a été déserté par les grands élus. En 2004 encore, des noms émergeaient tels que Raymond Forni ou Ségolène Royal. En 2010, cette dernière est quasiment la seule à disposer d'une aura - nouvelle - annonce de la diminution du nombre des régions ne doit pas être un coup politique destiné à faire dériver les débats qui s'annoncent délicats - pour employer une litote! - sur la diminution annoncée des ressources des collectivités locales, au regard des 50 milliards d'économies annoncées. Ces discussions douloureuses seront renforcées par l'analyse de la carte électorale au regard des dernières élections municipales. Détenant 21 régions sur 22 en métropole, la gauche ne peut en effet que perdre lourdement à l'occasion du prochain scrutin. Les élections régionales ont déjà été repoussées. Cette annonce peut permettre au gouvernement de repousser une nouvelle fois le scrutin régional. On voit en effet difficilement la cohérence qu'il y aurait à élire en 2015 des conseillers régionaux appelés à disparaître quelques mois plus tard… Introduction 1La recherche en hydrologie n’est pas toujours facile dans le désert Margat, 1985. Les eaux sauvages, ce sont les eaux libres naturelles, à l’exclusion des eaux domestiquées aménagées pour les usages de la population. Leur étude rencontre toute une série d’obstacles dont les principaux sont la pénurie d’eau, le caractère discontinu des phénomènes hydrologiques dans l’espace et le temps, et la faible présence humaine. Because of the minuscule amounts of water and their meteoric variability, the discipline of arid zone hydrology is one of the highest forms of art and science » Kotwicki, 1986. Certes, les observations qualitatives provenant des nomades et des voyageurs sont relativement nombreuses, mais elles manquent souvent d’objectivité, sont difficiles d’accès et peu fiables. Les observations quantitatives archivées sont mieux suivies et plus valables mais, centrées sur les lieux habités, elles sont beaucoup trop dispersées. On a pu aussi aborder certains problèmes comme l’humidité de l’air et des sols, les crues, ou même les eaux souterraines, à l’aide de traceurs isotopiques, chimiques ou magnétiques, ou par le biais de divers modèles mathématiques et statistiques, ou par la télédétection. Il faut encore ajouter quelques campagnes systématiques d’observation et de mesures Braquaval, 1957 ; Dubreuil, 1972 ; Rodier, 1981. Mais, en dehors de grands fleuves allogènes, de quelques cours d’eau semi-permanents et de grandes zones d’intérêt économique, la récolte reste maigre, fragmentaire, dispersée et très inégale. C’est que beaucoup de territoires désertiques appartiennent à des pays émergents » et, même dans le cas de grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine, seules les zones arides considérées comme utiles » ou rentables » sont vraiment équipées et régulièrement surveillées Lacoste, 2001. Tableau. 1 – Les eaux sauvages des régions 1 – The wild waters of arid lands. 2Le présent article a pour but de rappeler les caractères fondamentaux de l’hydrologie aride tab. 1 tels qu’ils apparaissent après un siècle de recherches sur le terrain dans le cadre des déserts, qui sont l’expression la plus achevée de cette aridité, et sans perdre de vue que certains d’entre eux peuvent aussi se manifester ailleurs, en des lieux situations d’abri par exemple, comme au Tibet ou des moments sécheresses prolongées particuliers. Dans cette perspective, on examinera successivement l’arrivée de l’eau sur le sol, le devenir de cette eau ruissellement, évaporation, infiltration, et les principaux complexes hydrologiques réserves souterraines, eaux stagnantes et réseaux hydrographiques constitués. Les moyens mis en œuvre par les nouvelles technologies télédétection spatiale, télémesures et traitement numérique des données et pour les développements économiques prospection pétrolière, aménagements hydrauliques permettront désormais d’approfondir, de diversifier et, au besoin, de corriger ces résultats Arrivée de l’eau sur le sol 3Une atmosphère à l’humidité déficiente car mal alimentée et rarement saturée, des précipitations faibles, dispersées et irrégulières, une évaporation potentielle élevée aggravée par les hautes températures du jour, de l’été ou de l’année et par la fréquence du vent, tout est en défaveur d’un excédent d’eau disponible pour l’écoulement. à cet égard, la quantité de pluie tombée compte moins que la manière dont elle tombe et arrive sur le sol. Les pluies fines persistantes pendant plusieurs heures et qui imprègnent bien le sol, sans être complètement inconnues, sont très rares dans le désert. Elles se produisent surtout dans les régions bien alimentées en air humide qui reçoivent les brises de mer, les moussons ou les perturbations du front polaire ». Plus souvent il s’agit de précipitations intenses parfois plus de 1 mm/minute, concentrées en averses isolées de 0 à 5 ou 10 par saison de pluie, de courte durée de quelques minutes à 1 ou 2 heures, provoquées par des ascendances dues à la convection, au relief ou aux orages. Ces averses spectaculaires sont toutefois moins violentes qu’on l’a dit quelquefois, moins violentes en tous cas que beaucoup d’averses méditerranéennes. Au Sahara, les plus fréquentes seraient inférieures à 4,5 mm en 24 heures Capot-Rey, 1953, alors qu’il faudrait au moins 5 à 8 mm pour soutenir efficacement la végétation, et une intensité d’au moins 0,5 mm par minute pour déclencher un ruissellement important Dubief, 1959-1963. En tous cas, les averses maximales sont en moyenne moins intenses au milieu des déserts 13 à 25 mm/h que sur leurs marges semi-arides 35 à 50 mm/h Jansson,1980. Selon la position géographique de ces déserts fig. 1, les pluies se produisent au cours d’une ou deux saisons distinctes, ou se répartissent d’une manière aléatoire sur toute l’année. Les précipitations solides sous forme de neige ne jouent un rôle notable que dans les déserts froids ou tempérés et sur les hautes montagnes des régions tropicales. En revanche, les précipitations occultes comme les brouillards, la rosée ou le givre constituent un apport notable d’eau au sol, partout en fin de nuit, et spécialement dans les déserts brumeux d’altitude ou littoraux. Fig. 1 – Localisation des déserts. Fig. 1 – Distribution of deserts. 1 Sahara ; 2 Arabie ; 3 Iran-Afghanistan ; 4 Thar ; 5 Aralo-Caspien ; 6 Taklamakan ; 7 Gobi ; 8 Colorado ; 9 Atacama ; 10 Namibie ; 11 Madagascar ; 12 Australie ; 13 Nordeste ; 14 désert aride ; 15 désert hyperaride ; 16 désert à hiver froid ; 17 désert brumeux ; 18 désert à pluies d’ Sahara ; 2 Arabia ; 3 Iran-Afghanistan ; 4 Thar desert ; 5 Aralo-Caspien ; 6 Taklamakan ; 7 Gobi ; 8 Colorado ; 9 Atacama ; 10 Namibia ; 11 Madagascar ; 12 Australia ; 13 Nordeste ; 14 arid desert ; 15 hyperarid desert ; 16 desert with cold winter ; 17 foggy desert ; 18 desert with rainy winter. 4À terre, l’arrivée de l’eau sur le sol est un moment important du cycle de l’eau du point de vue hydrologique et géodynamique. Dans le désert, ses effets dépendent essentiellement de la puissance énergétique de l’averse, de l’angle d’incidence de frappe de la pluie, de l’état de la couverture végétale interposée entre l’atmosphère et le sol, et de la nature du terrain. La couverture végétale, dispersée, détermine un milieu très ouvert, largement composé de roche nue. Sauf rares exceptions, pas de tapis herbeux, pas d’arbres ; seulement des buissons, des touffes basses ou des individus isolés. Dans ces conditions, rien ne vient briser l’énergie des averses ni en modifier ou retarder l’impact. Quand le vent ne chasse pas la pluie trop obliquement, l’énergie cinétique libérée par le choc d’une goutte d’eau sur le sol provoque un éclatement splash dont les effets varient selon la structure du sol. Sur la surface dure des roches cohérentes, le splash ne renvoie guère que de l’eau ; un écoulement superficiel est pratiquement instantané, dont les effets mécaniques sont limités. Sur les formations meubles, en revanche, le splash est amorti. Mais il entraîne, par percussion, la destruction des agrégats, la mobilisation, la saltation et la progression des grains du moins ceux d’un diamètre inférieur à 200 μ, ce qui peut suffire à déclencher une érosion pluviale Feodorof, 1965 sous forme d’un déplacement de matière à courte distance. Même les cailloutis des regs peuvent être déstabilisés et mobilisés par redistribution de la fraction fine qui les supporte, d’où un certain pavage ou tassement résiduel des éléments grossiers et un étalement des particules fines qui peuvent aller jusqu’à une véritable imperméabilisation de la surface. En même temps, une partie de l’eau tombée s’infiltre entre les grains et humecte le sol. Le surplus ruisselle en surface et/ou s’écoule en subsurface ruissellement hypodermique ; Tricart, 1981 dans les interstices des roches, en suivant la pente topographique. Si la pluie cesse, le front d’humectation se stabilise sur quelques centimètres, puis se rétracte par évaporation. Si la pluie persiste, l’eau infiltrée progresse en profondeur et l’écoulement en surface se poursuit. 5Une grande partie de cette eau tombée du ciel repart dans l’atmosphère. L’évaporation s’exerce immédiatement sur le point de chute et parfois sur la précipitation elle-même jusqu’à l’empêcher d’arriver à terre. Par ailleurs, la fraction transpiration de l’évapotranspiration étant réduite au minimum en raison de l’ouverture de la couverture végétale, la priorité reste à l’évaporation physique. Les longs intervalles de ciel pur ou dégagé entre les brèves averses laissent toute latitude à cette évaporation, grâce à l’échauffement direct du sol par le rayonnement solaire, échauffement très inégal en fonction, notamment, de l’albédo propre du sol, de sa couleur, de sa composition pétrographique et de sa couverture végétale. Il s’ensuit un fort différentiel de température entre le sol dénudé et la basse atmosphère, elle-même dotée d’une très faible humidité relative, et donc d’un important potentiel évaporant. C’est particulièrement remarquable dans les déserts chauds plus de 2 000 mm/an, plus variable dans les déserts tempérés souvent plus de 1 000 mm/an, mais tout aussi efficace puisqu’on y observe même, en hiver, une notable sublimation de la couverture neigeuse. Il ne suffit donc pas de prendre en compte la seule abondance pluviale pour en déduire les conséquences hydrologiques de l’arrivée de l’eau sur le sol. L’état de surface et la nature des formations géologiques superficielles ne peuvent pas être négligés. On manque malheureusement de mesures sur ces problèmes, même si quelques expériences de pluie artificielle sur parcelles ont apporté d’utiles indications en la matière Yair et Lavee, 1974 ; Roose, 1977. à peine est-il plus facile d’évaluer le sort de l’eau après la pluie, qui permettrait d’établir un bilan hydrologique global de la circulation de l’eau dans le désert. Les eaux de ruissellement 6Lorsque la précipitation arrive sur un sol imperméable ou saturé, ou lorsqu’un sol non saturé est incapable de l’absorber toute entière, le surplus ruisselle et s’écoule sur les pentes sous l’effet de la gravité. Dans le désert, cet écoulement est toujours intermittent, fugace dans le temps et très limité dans l’espace. Il peut prendre plusieurs formes, tantôt favorisées ou tantôt perturbées par les conditions climatiques, topographiques, édaphiques ou biologiques locales. Ruissellement diffus 7Il y a ruissellement diffus lorsque l’eau d’une averse ou d’une source s’écoule anarchiquement sur un versant, sans se cantonner dans un chenal fixe formant gouttière fig. 2. C’est un type de ruissellement inorganisé, directement lié à l’arrivée de la pluie ruissellement pluvial, ou/et lorsque l’intensité de l’averse dépasse la capacité d’infiltration du sol ruissellement hortonien ; Horton, 1933. Or, à la différence de ce qui se passe dans les régions humides, il existe dans le désert de grandes surfaces de roches nues ou dénudées et des formations indurées croûtes ou cuirasses peu perméables sur lesquelles l’eau glisse, sans pénétrer. En même temps, la faible densité et la dispersion de la végétation réduisent le rôle de l’infiltration le long des racines. Dans ce cas, l’eau ruisselle sans s’infiltrer. Un cas particulier, commun dans les déserts froids, est celui du sol gelé, saisonnier gélisol ou permanent pergélisol. La glace, qui obstrue les vides et les fissures des roches, rend le sol imperméable pendant toute la durée du gel. En général, en zone aride, la tendance est donc plutôt au ruissellement. Celui-ci répond à une série de critères particulièrement bien présents dans les déserts des averses intenses supérieures à 0,5 mm/mn mais très espacées à intervalles de plusieurs mois, des pentes relativement faibles souvent inférieures à 10 %, une couverture de formations meubles discontinue et peu épaisse moins de quelques mètres, une végétation rare et dispersée. En fonction des diverses combinaisons possibles de ces critères, le ruissellement diffus prend différents aspects selon les lieux et les moments. Phénomène essentiellement épisodique et circonscrit, il est, de ce fait, d’observation fortuite et difficile à mesurer. – Ruissellement diffus. Ruissellement pluvial mares, rigoles et nappes après une grosse averse sur un glacis aride subdésertique du piémont sud du Haut Atlas marocain aux environs de Ouarzazate 7 mars 1996cliché Joly.Fig. 2 – Overland flow. Runoff in the form of pools, gullies and sheetwash after a heavy rainstorm on a pediment of the High Atlas piedmont in Morocco, near Ouarzazate March 7, 1996 ; photo Joly. 8Un ruissellement diffus élémentaire accompagne ou suit immédiatement la pluie rain wash. Il se compose de mares plus ou moins éphémères, reliées par des rigoles rills qui serpentent entre les obstacles sans s’approfondir notablement ni se fixer. Ce ruissellement en filets rill wash est inégalement alimenté, infiltré ou évaporé, et il se perd, en général, avant d’atteindre une artère d’écoulement concentré. S’il s’agit d’une pluie persistante, les ruisselets changeants et anastomosés parviennent parfois à déborder et se confondre en une nappe pelliculaire sheet plus ou moins continue, qui dévale sur la pente Joly, 1953, 1962 ruissellement en nappe, sheet wash. Des phénomènes du même ordre, mais d’une toute autre ampleur, se produisent également sur les plaines alluviales et les cônes d’épandage, par étalement en nappe des crues des rivières sheet floods ; Mc Gee, 1897. Ruissellement concentré 9Il y a ruissellement concentré quand l’eau d’une pluie ou d’une crue s’écoule dans un chenal fig. 3. Comparé au ruissellement diffus, le ruissellement concentré correspond à des précipitations de même ordre, mais plus étalées dans le temps et l’espace, et sur des pentes généralement plus fortes. Fig. 3 – Ruissellement concentré. Une crue lointaine se propage dans le lit mineur, encadré par des berges, de l’oued Dra Fig. 3 – Channelled flow. Constrained by its banks, a flood progresses down the active channel of the Dra Région de Zagora, Sud marocain, 7 mars 1996 ; cliché Joly. Zagora area, South Morocco, March 7, 1996 ; photo Joly. 10L’hydrologie fluviale dans les déserts, en dehors des rivières équipées et des grands fleuves, reste encore assez mal connue. Certes, des observations qualitatives et parfois des mesures très précises ou expérimentales Braquaval, 1957 ; Schick, 1970 ; Savat, 1982 ont été effectuées, mais toujours isolément. On connaît des exemples plutôt qu’un ensemble cohérent de résultats, suffisants cependant pour dégager des traits essentiels Dubief, 1953 ; Joly, 1968 ; Schick, 1987. Sur les bordures subarides et semi-arides, les pluies sont toujours faibles ; le ruissellement est en général intermittent, mais parfois permanent. Dans la zone aride proprement dite, c’est l’irrégularité qui est la règle ; le ruissellement est toujours intermittent et quelquefois éphémère. Dans le domaine hyperaride, il est toujours éphémère et même aléatoire. Les seuls châteaux d’eau un peu importants sont les montagnes ou les reliefs assez étendus qui provoquent des pluies de convection et des orages, où les pentes sont fortes, et où le tracé bien marqué des écoulements antérieurs facilite la concentration des eaux. Il n’existe nulle part de ruissellement pérenne autochtone. Le cours d’eau par excellence des milieux arides est l’oued wadi, essentiellement épisodique. Dans l’oued, l’écoulement se confond avec la crue. En certaines régions, le même mot désigne à la fois l’un et l’autre. L’eau s’écoule encadrée par des berges et reçoit les apports des nappes et filets d’eau diffus qui dévalent des versants. Le retard de la crue sur la pluie est plus ou moins grand en fonction de la distance parcourue, du débit, de la pente et de la perméabilité du lit du cours d’eau. Dans les zones cultivées, la crue, à la fois attendue et redoutée, apporte des alluvions neuves et recharge les nappes souterraines, mais elle emporte, en revanche, les jardins et les arbres. Elle peut aussi conduire à des transformations irréversibles du paysage morphologique, capables de bouleverser le cadre de vie des populations riveraines Joly, 1962. 11On peut observer deux sortes de crues. Les crues locales peuvent survenir en n’importe quel point d’un cours d’eau. Elles sont dues à des pluies concentrées sur un espace restreint quelques dizaines de km2. Comme dans le cas du ruissellement diffus, la crue se produit après une grosse averse et sur un sol déjà mouillé. Il faut seulement un peu plus de temps pour que soit saturé le matériel alluvial plus perméable et plus épais qui tapisse le fond du talweg. Le flot parcourt un chemin d’autant plus long que l’averse a été plus puissante et plus durable, puis les eaux baissent et disparaissent dans les alluvions mêmes, ou s’évaporent le soleil une fois revenu Joly, 1953. Les crues lointaines ont pour origine des précipitations tombées sur des reliefs éloignés, plus ou moins longtemps avant l’arrivée du flot fig. 3. Elles parcourent toujours une fraction importante du cours d’eau, parfois même le cours tout entier. Elles peuvent surprendre par leur arrivée soudaine en un lieu préservé de toute menace de pluie Joly, 1953 ; Vanney, 1960. Mourir noyé dans le désert n’est pas une simple figure de rhétorique. 12Ces faits d’observation ont valeur d’exemple. Selon les circonstances, les événements peuvent être très différents. En fonction notamment de la puissance du flot, qui peut arriver violent le mur d’eau » souvent évoqué ou au contraire épuisé. En fonction, aussi, de la distance déjà parcourue par la crue, du volume et de la nature de la charge entraînée débit solide, ou encore de l’état du talweg, nu ou couvert d’alluvions grossières ou fines, bordé ou non par la végétation, sec ou déjà mouillé par une crue précédente. Les crues les plus remarquables résultent le plus souvent de la superposition d’une crue lointaine et d’une ou plusieurs crues locales. Les eaux souterraines 13Une quantité plus ou moins grande de l’eau venue de l’atmosphère est absorbée par le sol et stockée en profondeur. Dans les déserts, c’est un événement important, en hydrologie comme en biologie, parce qu’il soustrait aux écoulements superficiels, aux plantes, aux animaux, aux hommes, une partie notable et pas toujours récupérable de l’eau nécessaire à la vie. Infiltration et circulation de l’eau dans le sol 14Dans la zone aride, une pluie lente et prolongée ou une pluie drue tombant sur une formation meuble ayant de nombreux vides ouverts sur l’extérieur, peut s’infiltrer directement sans ruisseler. En revanche, une formation meuble mais compacte et couverte d’une végétation diffuse, en particulier herbacée steppe subaride, se comporte comme une couche tampon intermédiaire qui aide à l’infiltration, mais qui permet le ruissellement dès qu’elle est saturée. Une couverture lâche ou caillouteuse, comme les regs de fragmentation ou les alluvions des talwegs, se laisse facilement traverser. Une couverture épaisse sablo-limoneuse impose un cheminement lent de l’eau de la surface jusqu’au plancher rocheux. Sur les sables, la pénétration entre les grains est quasi instantanée ; elle peut atteindre 90 à 95 % de l’eau tombée, et il n’y a pratiquement pas de ruissellement. Au contraire, sur les épandages limoneux ou argileux, moins de 25 % de cette eau s’infiltre ; le reste contribue à lisser et imperméabiliser la surface. Cette infiltration a d’ailleurs une limite, qui dépend à la fois de la quantité d’eau tombée par unité de temps et de l’ouverture extérieure des vides des roches. En fait, plutôt que de la pluie, la plus grande partie de l’eau infiltrée provient du ruissellement diffus, des crues des rivières et des pertes des mares et des lacs Dubief, 1953. Les conditions pluviométriques et les états de surface conditionnent la pénétration des eaux, mais c’est de la structure lithologique et tectonique du matériel rocheux que dépendent leur circulation interne et leur accumulation. 15C’est un problème qui ne concerne pas seulement les zones arides. Mais, dans le désert, les abats d’eau étant rares et, sauf averses en série, séparés par des intervalles de plusieurs mois, voire de plusieurs années, l’antériorité d’une période d’infiltration est donc toujours lointaine. Dans les déserts chauds, le sol est presque toujours sec et la capacité d’infiltration pratiquement toujours maximale. Dans les déserts froids, au printemps, les alternances gel/dégel activent, par gélifraction, la fragmentation et la fissuration des roches, donc leur perméabilité, laquelle favorise l’absorption des pluies d’été ; toutefois, les successions de chutes et de fusions lentes de la neige, en fin d’été et en automne, imprègnent mieux le sol que ne le font les débâcles rapides du printemps. Réserves d’eau souterraines 16Au contact d’un plancher imperméable, les eaux d’infiltration s’accumulent et forment alors une nappe aquifère. Dans les régions humides, les nappes phréatiques, par l’intermédiaire des sources, soutiennent le débit permanent des rivières. Dans les régions arides, ce sont principalement les rivières qui, par leurs crues, alimentent les nappes, lesquelles ne soutiennent que les débits d’étiage, quand le niveau baisse dans les talwegs. Dans le désert, ces réserves souterraines fig. 4 sont précieuses car elles sont plus abondantes que les eaux de surface. Elles sont surtout moins inconstantes, plus durables, plus sûres. Malheureusement, elles ne sont pas toutes à la portée de ceux qui en auraient le plus besoin. Fig. 4 – Rivières, lacs et réserves souterraines. Principaux systèmes hydrologiques des déserts. Fig. 4 – Rivers, lakes and ground water storages. Main hydrologic systems of desert areas. 1 Sahara septentrional ; 2 Sahara oriental ; 3 Arabie ; 4 dépression aralo-caspienne ; 5 Grand bassin d’Australie ; 6 Nouveau Mexique ; 7 Taoudenni ; 8 Ras el Aïn ; 9 sud-ouest de Madagascar ; 10 lac Eyre ; 11 rivières ; 12 capture ; 13 lacs, principales réserves souterraines ; 14 régions subsidentes ; 15 régions North Sahara ; 2 East Sahara ; 3 Arabia ; 4 Aralo-caspian basin ; 5 Great australian basin ; 6 New Mexico ; 7 Taoudenni ; 8 Ras el Aïn ; 9 Southwest of Madagascar ; 10 lake Eyre ; 11 rivers ; 12 capture ; 13 lakes, main ground water storage ; 14 subsiding areas ; 15 karstic areas. 17Les sous-écoulements sont des courants d’eau qui circulent dans les alluvions du lit des rivières, à l’abri d’une trop forte évaporation. Ils jouent un rôle important parce qu’ils sont accessibles par des puits. Les sous-écoulements, comme les crues, sont intermittents. Mais ils se propagent plus lentement, prolongent les crues en aval parfois sur toute la longueur d’un talweg, persistent longtemps après l’étiage et parfois se maintiennent d’une crue à l’autre. D’où l’attrait, pour la survie de tous les êtres vivants, des réseaux hydrographiques dans le désert. L’eau qui s’écoule dans les lits d’oueds diffuse aussi sur les côtés, à travers les berges, et alimente des nappes latérales qui reçoivent également les eaux d’infiltration de la pluie et des ruissellements diffus sur les versants. 18Les nappes profondes Margat et Saad, 1984 ont une relation plus distante avec l’atmosphère. Beaucoup reçoivent encore, par pénétration directe, de l’eau provenant des pluies et des écoulements superficiels. En revanche, les pertes par évapotranspiration sont à peu près nulles, de sorte que les nappes profondes sont une réserve naturellement fiable, une véritable mine d’eau sous les déserts » Margat, 1983. Paradoxalement, les dunes, symbole le plus populaire du désert sans eau, sont parmi les meilleurs réservoirs. L’eau passe facilement à travers le sable et vient s’accumuler sur le plancher rocheux. Le sable est un bon filtre qui retient les petites impuretés solides et, quand il est composé de grains siliceux peu altérables, l’eau de réserve, non salée, est souvent de très bonne qualité. Tous les grands ergs contiennent, au contact du plancher imperméable, des nappes profondes, qui se renouvellent lentement par la pluie. Il en est de même pour les massifs de roches poreuses ou fissurées par la tectonique et pour les couvertures sédimentaires. Dans les grands bassins hydrogéologiques, les recharges profondes, qui se font essentiellement par les bordures, sont lentes plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’années et souvent même insignifiantes. Si le bassin est suffisamment creux, l’eau peut jaillir par les fissures ou failles des couches supérieures, ou s’élever dans les puits. On parle alors de nappe artésienne. Les nappes profondes, captives coincées entre deux couches imperméables ou même fossiles dont l’eau ne se renouvelle pas sont séparées de l’atmosphère par des couches sèches ou par d’autres couches aquifères superposées. Dans le désert, les très grands appareils hydrogéologiques souterrains restent marqués par l’aridité faiblesse et discontinuité de l’alimentation, et ils prennent une importance particulière car ils constituent les réserves en eau les plus abondantes, malheureusement aussi les plus difficiles d’accès. Tous se trouvent dans des régions où le socle ancien précambrien et paléozoïque, plissé et/ou fracturé, a été déprimé en cuvettes plus ou moins subsidentes et recouvert en discordance par des sédiments en majorité continentaux, réceptacles pour l’eau et souvent aussi pour d’autres fluides comme le gaz ou le pétrole Sahara, Golfe persique, Caspienne. De tels systèmes de nappes profondes existent dans la plupart des grands déserts fig. 4 Sahara septentrional Algérie, Tunisie, Libye ; Margat, 1985 et oriental Egypte, Soudan ; Mutin, 2000, Arabie Sanlaville, 2000, dépression aralo-caspienne Létolle et Mainguet, 1993, Grand bassin artésien d’Australie Habermahl, 1980. 19Un cas particulier est celui des réserves karstiques en milieu calcaire ou gypseux. Elles sont assez rares dans le désert, non par absence de roches favorables, mais par indigence de l’alimentation en eau. Quand elles existent, elles profitent de réseaux souterrains hérités de périodes antérieures plus humides, parcourus par des crues aussi aléatoires que brutales. Certaines sont artésiennes et nourrissent des sources jaillissantes le long de fractures ou de failles Nicod, 2000. D’autres cas de circuits karstiques, fossiles ou actuels, existent au Sahara Riser, 2000, en Australie, au Nouveau-Mexique, en Afrique du Sud ou encore à Madagascar Salomon, 1987. En milieu aride, toutefois, ces réserves ne sont pas les plus fiables, car elles tiennent plus du cours d’eau épisodique et passager que de la nappe. Du moins, quand elles fonctionnent, sont-elles un facteur de régulation des crues en restituant à retardement l’eau recueillie pendant les pluies et les orages, et en prolongeant les écoulements d’étiage. Les eaux stagnantes 20Dans les déserts, la présence de plans d’eau stagnante relève de circonstances favorables souvent réunies dans ce milieu. La principale, d’ordre topographique, est l’existence de nombreuses dépressions fermées, endoréiques de Martonne et Aufrère, 1928. Certaines tiennent à des conditions géologiques générales dépressions tectoniques, météoriques ou volcaniques. De ce point de vue, elles ne se différencient pas de celles des autres régions du globe. D’autres dépendent plus directement de l’évolution géomorphologique aride ou de la désorganisation d’un réseau hydrographique. Le climat règle l’abondance pluviale et l’évaporation qui la contrebalance, ainsi que le régime d’alternance entre périodes humides et sèches à toutes les échelles du temps. À l’apport direct de la pluie s’ajoutent les apports affluents, ruissellement diffus sur les versants et crues dans les rivières quand il y en a, exsurgences et résurgences des eaux souterraines, neige et glace dans certains cas. En contrepartie viennent les pertes par infiltration, par les émissaires et par les prélèvements humains. Parmi les plans d’eau des régions arides, on distinguera ceux qui n’ont qu’une existence précaire mais dont le rôle humain, grâce à leur dispersion, est primordial, et ceux, les lacs, qui sont des éléments permanents ou tout au moins pluriannuels et plus localisés, du paysage. Les plans d’eau élémentaires 21Il existe dans le désert une grande variété de plans d’eau simples, mais finalement très utiles et très recherchés par les habitants. Ils sont le plus souvent éparpillés, exigus, intermittents, pourvus d’eau douce ou d’eau salée et, sous des noms divers, bien connus des nomades et des voyageurs dont ils assurent la survie. Chaque pluie, chaque averse laisse sur le terrain, dans les creux ou à l’abri des obstacles, une multitude de flaques d’eau. La plupart ne durent guère que le temps d’imbiber le sol. Elles suffisent cependant à faire germer les graines abandonnées et à faire un instant fleurir et reverdir le désert. C’est l’acheb des pasteurs sahariens, une aubaine pour les troupeaux. Fig. 5 - Guelta. Fig. 5 – “Guelta”. Mare résiduelle pluies et suintements nichée dans une fracture du socle schisteux métamorphique du Hoggar Sahara cliché Joly.Residual pond rainfall and seepage nested in a crack of the schist bedrock in the Hoggar Massif Sahara photo Joly. 22Des creux plus profonds ou des dépressions plus vastes accueillent pour un temps plus long des mares, plus volumineuses et plus profitables. On nomme guelta, au Sahara, une mare résiduelle et semi-permanente qui occupe un creux de rocher fig. 5 ou un fond d’oued dans une vallée. Ce sont des sortes de réservoirs naturels, parfois entourés de quelques palmiers, dont l’emplacement est fixe et connu, et qui servent d’abreuvoir aux animaux, tant sauvages que domestiques. Certaines mares sont simplement alimentées par la pluie, ou sont des résidus de crues, ou encore l’émergence temporaire d’un sous-écoulement. Elles sont rapidement asséchées. D’autres sont en permanence entretenues par des suintements ou des sources, gravitaires ou artésiennes. Quelques-unes ont une existence très ancienne, au point d’avoir conservé une faune relique originale de crevettes, de poissons ou même de crocodiles nains Monod, 1947. Des mares plus grandes encore de quelques dizaines à quelques centaines de mètres de diamètre occupent temporairement des dépressions fermées à fond plat, tantôt véritables dolines en milieu calcaire, tantôt à l’abri d’un barrage dunaire, tantôt simples cuvettes de déflation. Au Sahara septentrional on les appelle dayas fig. 6. Le plan d’eau qui s’y forme en saison humide ou après une très forte averse est peu profond 1 ou 2 m et normalement constitué d’eau douce ou peu salée. Sa présence facilite l’altération chimique du plancher, et notamment la décarbonatation du calcaire. En même temps, il recueille les débris fins balayés sur les versants par le ruissellement diffus. À sec, le fond est argileux et craquelé, ou argilo-limoneux et capable d’entretenir une végétation buissonnante plus ou moins halophile. Fréquentes au Sahara septentrional plateau des Dayas, en Algérie orientale, les dayas se retrouvent sous des formes proches en Afrique du Sud vleys en afrikaner, en Australie pans et en Asie centrale tsaïdams. Les nappes aquifères contenues dans les grands ergs affleurent parfois dans les creux, temporairement ou en permanence, sous la forme de mares interdunaires. Les fonds asséchés de ces mares se signalent fréquemment par une légère grésification du sable ou par un mince voile induré d’argile ou de gypse. À la périphérie des ergs, de nombreuses sources, souvent abondantes, alimentent parfois de véritables petits lacs périphériques qui attirent la végétation et les hommes. Fig. 6 - Daya. Fig. 6 – Daya. Dépression hydro-éolienne inondable sur la surface calcaire méso-cénozoique des hamadas sud atlasiques de l’Est algérien Plateau des dayas. Végétation buissonnante et arborescente Betoum = Pistacia atlantica cliché Joly.Hydro-aeolian depression subject to flooding on the calcareous Mesozoic to Cenozoic Hamada surface, South Atlas of eastern Algeria Dayas Plateau. Scrub vegetation “Betoum”, or Pistacia Atlantica Photo Joly. Les playas 23On appelle playa, dans les déserts du Mexique et de l’ouest des États-Unis, la plaine d’épandage alluviale bajada, ou bahada qui prolonge les bas glacis fonctionnels autour d’une vaste dépression endoréique bolson entourée de reliefs. C’est à peu près l’équivalent des chotts d’Afrique du Nord ou des gobis mongols. La playa est le niveau de base topographique et hydrologique du bolson. Elle est l’aboutissement de toutes les pentes et de tous les écoulements superficiels. Elle capte aussi les eaux des nappes souterraines des versants. Elle est en revanche le lieu de pertes importantes, non seulement par l’évaporation, très active sur des eaux stagnantes et peu profondes, mais encore par infiltration. Les plus petites playas sont les plus inconstantes. Elles dépendent plus directement des averses locales que des pluies régionales. Elles perdent moins d’eau par infiltration que par évaporation. Elles s’assèchent plus vite que les autres et la plupart sont éphémères. Les plus grandes dépendent davantage des rythmes saisonniers et des décharges d’eau souterraines. Certaines affichent une salinité notable au Sahara on les nomme sebkhas, en Iran kévirs, en Touranie Turkestan takyrs, en Mongolie nors, aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Australie salt pans, en Amérique du Sud et au Mexique salinas ou salares. 24La plupart des playas sont intermittentes, avec des périodes sèches qui dépassent fréquemment un an. En conséquence le niveau de l’eau est très variable et, comme les rives sont basses et plates, les variations de volume se traduisent par des déplacements de rivage considérables et par une zonation morphologique et biologique originale Tricart, 1954 ; Mabbut, 1977. Sur les estrans se forment des croûtes calcaires ou gypseuses de subsurface en partie liées à de fortes décharges souterraines, notamment dans les bassins artésiens. La surface de ces estrans est nue ou revêtue d’une végétation halophile inondable à Chénopodiacées et Salsolacées, pâturage apprécié qui constitue le chott au sens strict. Elle est aussi livrée à des cultures occasionnelles et aléatoires de céréales les graras du Sahara occidental. Au centre, la sebkha, dépourvue de végétation, est couverte de dépôts salins à consistance poudreuse fech-fech, d’inflorescences friables, parfois de macles cristallines comme les fers de lance » ou les roses des sables » en gypse, mêlés à des limons granulaires et des argiles. Lorsque l’eau disparaît, pendant les périodes sèches, la surface de la playa est entièrement livrée à la déflation éolienne. Les lacs 25Les lacs Pourriot et Meybeck, 1995, comme les aquifères souterrains, sont particulièrement précieux dans le désert. Ils forment en surface des réserves d’eau potentielles relativement stables au moins à l’échelle humaine, quoique fragiles, difficiles à exploiter et de toutes façons trop rares. De tailles diverses, allant de quelques dizaines à plusieurs milliers de kilomètres carrés et de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres de profondeur, ce sont de véritables pièges à eau et à sédiments incorporés aux systèmes hydrographiques locaux Touchart, 1996. Les plus nombreux et les plus grands sont les lacs d’Asie Létolle et Touchart, 1998. Mais il en existe dans tous les déserts du monde, en Afrique, en Amérique et en Australie fig. 4. 26Parmi les plus grands lacs des milieux de la zone aride mondiale, on peut distinguer les mers résiduelles Caspienne, Aral, derniers témoins de l’extension ancienne d’un océan ou d’un bras de mer aujourd’hui disparu, et les lacs endoréiques qui sont actuellement sans émissaire superficiel vers l’extérieur. Tous appartiennent à des ensembles hydrographiques fermés, sans autres débouchés que l’atmosphère évaporation ou l’enfouissement souterrain des eaux infiltration. Leur emplacement dépend principalement du contexte structural créé par l’orogenèse méso-cénozoïque et la néotectonique quaternaire, ainsi que de l’évolution géomorphologique locale. Certains font partie d’un complexe endoréique composé de plusieurs creux. Mais ce sont les variations climatiques du passé et l’aridité actuelle qui fondent leur personnalité. Les lacs de zone aride sont pratiquement tous situés dans les domaines arides subdésertique ou désertique, chaud ou froid, de plaine ou de montagne, souvent à la limite du subaride. Ceux des milieux hyperarides sont des exceptions rares ou occasionnelles. Les plus importants ont connu dans le passé une extension beaucoup plus grande qu’aujourd’hui Petit-Maire, 2002. Ils ont été précédés par des paléolacs considérables, parfois mythiques. Une expansion maximum de ces paléolacs s’est produite à plusieurs reprises au cours du Quaternaire, sans doute après chaque glaciation, notamment pendant le dernier grand interglaciaire vers 125 ka BP et pendant l’optimum climatique holocène vers 9 ou 8 ka BP. Mais depuis, le retrait a été général et beaucoup ont disparu paléolacs sahariens, paléopans sud-africains ou sont sur le point de disparaître Lob Nor. Certains lacs ont perdu leur exutoire exoréique Balkhach, Grand lac salé, lac Eyre. Les lacs morts ne sont plus représentés que par des dépôts fossiles, lacustres ou deltaïques, par des lignes de rivage ou des terrasses perchées. 27La contraction des lacs a réduit leur volume, abaissé l’altitude du plan d’eau et diminué la profondeur. Les plus creux plusieurs centaines de mètres conservent en général un plan d’eau unique. D’autres, qui étaient d’un seul tenant, se sont scindés en plusieurs bassins séparés par des seuils et reliés par des détroits Aral, Balkhach, Grand lac salé, Eyre, Titicaca, ou même se sont partagés en lacs isolés Lob Nor. Ceux qui occupent des fonds évasés sont devenus des lacs plats, de profondeur inférieure à 50 ou même 10 mètres Aral, Balkhach, Tchad, Eyre, dégageant sur leurs marges des surfaces limono-argileuses plus ou moins salées que la végétation et parfois les cultures tente de coloniser. Cette tendance au retrait est encore effective même si, après les grandes sécheresses de la fin du xxe siècle, on constate une certaine stabilité et quelquefois un léger regain. L’intervention humaine, de plus en plus pressante, joue dans ce contexte un rôle à la fois difficile et ambigu. D’un côté l’expansion démographique, la surexploitation pastorale et agricole, la croissance de l’irrigation, de l’industrie et du tourisme contribuent à l’épuisement des réserves lacustres Aral, mer Morte. D’un autre côté, un aménagement rationnel de barrages et d’ouvrages protecteurs, des législations nationales et des accords internationaux Jourdain, Aral tentent de sauvegarder, sinon même d’accroître, les disponibilités en eau, source indispensable au développement économique et humain. 28En raison de l’endoréisme, chacun des lacs arides constitue, avec son bassin versant, un système hydroclimatique Frécaut, 1979 clos et indépendant, caractérisé par son mode d’alimentation en eau, ses pertes, sa composition chimique et sédimentologique, ses capacités biologiques, et par le déroulement de cycles vitaux répartis sur plusieurs échelles de temps. Du point de vue de l’alimentation en eau, l’apport direct par les pluies est primordial ou en tous cas non négligeable, mais toujours faible moins de 200 mm et très irrégulier. Elles peuvent fournir de 3 à 15 et même 20 % des arrivées totales. Par ailleurs, si le bassin versant comprend des reliefs assez élevés pour tenir lieu de châteaux d’eau, ou s’il est assez étendu pour recevoir des précipitations lointaines plus abondantes, le lac peut bénéficier jusqu’à 80 ou 85 % d’apports complémentaires par les affluents, susceptibles de compenser les insuffisances locales. De toutes façons, cet apport est toujours irrégulier et incertain, compte tenu de l’existence de longues périodes sèches dépassant partout six ou sept mois, et même douze mois dans les cas les plus défavorisés. Inversement, les pertes par évaporation sont partout considérables presque toujours plus de 1 000 et même 2 000 mm, y compris pour les lacs des régions tempérées arides à étés chauds et hivers froids Caspienne, Aral, Balkhach, Tibet, Titicaca. Les décharges de nappes gravitaires, karstiques ou artésiennes grossissent les affluents et même directement les lacs sources sous-lacustres, et soutiennent les étiages. Les pertes par infiltration sont en revanche très importantes, surtout dans les régions les plus accidentées fissurées, ou les plus perméables formations poreuses ou karstiques, où elles viennent gonfler les nappes souterraines. 29La plupart des lacs des régions arides contiennent une proportion plus ou moins grande de sels qui arrivent dissous, véhiculés à l’état ionique par les eaux de ruissellement en même temps que les débris solides récoltés sur les versants. Certains sont transportés par le vent, après déflation des plages marines Namibie, Mauritanie ou des sols cultivés. D’autres viennent par les embruns ou par la pluie, ou par décharge des eaux souterraines. Ils comprennent principalement, avec des dominantes différentes selon les lacs, des chlorures comme le sel », ou halite Na Cl, et les chlorures de magnésium Mg Cl ou de potassium K Cl ; des sulfates comme le gypse Ca SO4, aussi répandu que l’halite ; des carbonates, de la silice, de l’alumine,… En période de hautes eaux, les sels, dilués, restent très dispersés. Un fort apport d’eau douce par un affluent en crue peut diminuer sensiblement la salinité. S’il y a un exutoire, les sels sont en partie entraînés et la salinité diminue. En période de basses eaux, en revanche, les sels deviennent excédentaires et passent à l’état solide, ce qui donne lieu à la sédimentation d’évaporites, gypse et halite principalement. Dans les lacs profonds et volumineux, les sels les plus solubles restent en solution, mais les moins solubles, comme les carbonates ou la silice, se déposent ou sont pris en charge dans les tests calcaires ou siliceux d’organismes vivants. Dans les lacs plats, comme les playas, on assiste plutôt à une zonation horizontale de la teneur en sels et de la sédimentation saline en fonction de l’abondance des éléments dissous et de leur degré de solubilité. Sur les estrans, ce sont les composants les moins solubles, calcaire, silice ou gypse qui se déposent sous forme de croûtes de surface ou de subsurface. Plus au centre du lac, se rassemblent les autres sels hydratés, principalement les chlorures, mêlés à des limons alluviaux et à des argiles de néoformation comme la kaolinite, les montmorillonites, l’attapulgite, la sépiolite. 30Dans le cycle physique et anthropique de l’eau Touchart, 1996, les lacs de zone aride ont une place à part. Niveaux de base de bassins hydroclimatiques, ils sont attractifs pour les populations, mais fragiles et difficilement utilisables. Deux obstacles majeurs menacent ces hydrosystèmes l’excès de salinité et l’assèchement fatal. Réseaux hydrographiques 31Les traces laissées sur le terrain par les réseaux hydrographiques ne sont pas toutes spectaculaires. Sur les grands glacis » inclinés et les vastes plaines, elles se manifestent par de simples témoins sédimentaires formations lacustres, matériel alluvial plus ou moins bien classé et émoussé, stratifications entrecroisées, par une traînée de végétation ou par un véritable talweg. En montagne et sur les piémonts, ce sont de vraies vallées hiérarchisées, avec leurs confluents, leurs lits d’inondation et leurs lits d’étiage encombrés d’alluvions, leurs méandres, leurs gorges, leurs terrasses, tout, sauf l’eau vive. Il ne reste que le décor. En fait, les facteurs qui président à la naissance et au développement des réseaux hydrographiques arides sont fondamentalement les mêmes que ceux qui agissent dans les régions plus humides. La différence est dans la part relative et la puissance de chacun d’eux, et surtout dans la discontinuité de leur action, dans l’espace comme dans le temps Dubief, 1953 ; Joly, 1962 ; Rodier, 1981. Cela suffit pour que l’hydrographie aride présente tout de même certaines particularités. L’endoréisme et l’aréisme 32Tout d’abord, mis à part les rivières côtières et les grands fleuves exoréiques allogènes à écoulement pérenne Euphrate, Tigre, Nil, Niger, Colorado, Huang he ouverts sur l’» océan mondial » fig. 4, le drainage est partout endoréique. Soit qu’il s’ordonne autour de dépressions fermées de toutes dimensions, comportant ou non un ou plusieurs plans d’eau, soit que l’écoulement s’épuise avant d’atteindre le niveau de base marin. La carte mondiale de l’aréisme et de l’endoréisme de Martonne et Aufrère, 1928 coïncide largement avec la carte des déserts. 33Les plus touchés sont les déserts chauds tropicaux, de la Mauritanie au désert de Thar, en Namibie et en Australie centrale. Mais l’endoréisme-aréisme est aussi présent dans les déserts tempérés à étés chauds et hivers froids. Il y est même favorisé par les effets morphologiques replis synclinaux ou fossés d’effondrement d’une tectonique récente méso-cénozoïque et quaternaire un endoréisme orographique », selon de Martonne de Martonne et Aufrère, 1928, s’ajoute ainsi à l’endoréisme climatique » lié aux conditions désertiques. En même temps, avec la latitude et l’altitude, les températures moyennes sont plus basses et modèrent l’évaporation moins de 1 000 mm, surtout en hiver, tandis que la présence de hauts reliefs favorise les pluies de convection > 400 mm, les chutes de neige et la présence de glaciers. Mieux pourvues en eaux courantes, les rivières de ces régions sont plus puissantes que les oueds sahariens. Mais elles sont tout aussi intermittentes et elles s’épuisent rapidement vers l’aval, souvent même avant d’atteindre le niveau de base lacustre terminal. En revanche, issus des massifs les mieux alimentés, de véritables fleuves à écoulement pérenne Amou-Daria, Syr-Daria, Tarim, Huang he contrastent violemment avec l’aridité des paysages de plaine qu’ils traversent. Dans les déserts de montagne, c’est grâce aux pluies de relief et à la fonte des neiges et des glaciers que les bassins hydrographiques d’altitude sont mieux pourvus en eaux courantes. Les nappes aquifères, fractionnées par la tectonique et dispersées en de multiples compartiments, desservent de nombreuses sources, et l’évaporation est plus réduite. Mais, en dépit de précipitations globalement plus élevées, d’averses plus violentes et de crues aussi soudaines qu’irrégulières, l’endoréisme-aréisme y est la règle, à la fois orographique et climatique. Les réseaux de montagne sont aussi menacés ou dégradés qu’en plaine. La désorganisation des réseaux hydrographiques 34Comme celle des lacs, l’extension des réseaux hydrographiques arides a connu dans le passé d’importantes variations. Des systèmes d’écoulement des eaux bien structurés et très actifs ont précédé ou ont alterné avec des réseaux déficients, disloqués, parfois même complètement abandonnés tel le réseau de l’Azaouagh au sud du Hoggar. En fait, c’est à une dégradation quasi générale des réseaux que l’on assiste dans la plupart des déserts. Plusieurs traits caractéristiques expriment cette décadence. 35Tout d’abord une diminution globale de la surface active des bassins-versants. Un bassin-versant est à la fois un espace topographique concave limité par une ligne de partage des eaux, un impluvium réceptacle des précipitations locales et une surface de drainage alimentant un cours d’eau. Au désert, les bassins-versants actuellement fonctionnels, que Dubief 1953 appelle les bassins ruisselants, ceux où s’observe au moins de temps à autre un écoulement, sont sensiblement plus restreints que les bassins-versants originels. Ce qui reste, ce sont des bassins-versants démesurés par rapport à l’oued qui les draine. 36Deuxièmement une diminution corrélative du nombre des drains actifs. En montagne et sur les pentes fortes, les réseaux restent ramifiés. Quand les précipitations sont relativement abondantes > 200 mm, les réseaux restent vifs. L’écoulement est temporaire, mais non inexistant. Les liens sont maintenus entre un drain principal de ruissellement concentré et ses affluents. Le drainage est encore organisé dans l’espace, quoique discontinu dans le temps. En plaine, beaucoup d’oueds ont perdu le contact avec l’axe principal et disparaissent avant de l’atteindre dans un chapelet de sebkhas ou de cônes d’épandage. Chacun d’eux évolue individuellement. Les réseaux, amputés de leurs branches les plus faibles et de plus en plus réduits à leur drain principal, fonctionnent en unités indépendantes ramenées à des chenaux uniques et isolés, de moins en moins nombreux et voués à la disparition totale. Cette désorganisation s’accomplit de l’aval vers l’amont, à partir du plus aride, en suivant la pénurie croissante des précipitations, la raréfaction des réserves souterraines et l’augmentation de l’évaporation. 37Enfin une dégradation des conditions hydrologiques aggrave la dislocation des réseaux. C’est ici qu’interviennent les circonstances particulières de la dynamique fluviale en milieu aride. Mal alimentés par des pluies dérisoires et intermittentes, tributaires d’un ruissellement diffus et éphémère sur les versants, la plupart des chenaux sont secs en temps normal et ne s’animent que par les crues. Se propageant depuis des régions relativement humides marges péridésertiques ou hauts reliefs vers des régions de plus en plus sèches, l’écoulement s’épuise vers l’aval par infiltration, évaporation et réduction du nombre d’affluents, davantage même quand l’homme s’avise de soutirer une partie, voire la totalité de l’eau pour son usage. L’appauvrissement conséquent du débit diminue d’autant sa capacité de transport. Contrairement aux rivières tempérées ou tropicales, dont le débit croissant de l’amont vers l’aval permet l’évacuation jusqu’à la mer d’une charge débit solide de plus en plus volumineuse, les rivières des régions arides sont amenées à abandonner la leur en cours de route, dans le talweg lui-même ou sur des champs d’épandage intérieurs. Parallèlement, sur les versants en pente douce, le ruissellement diffus inorganisé se répartit en nappes ou en multiples ruisseaux au cours bref et changeant. Chaque fois que le débit ou la pente du talweg diminue, la crue dépose tout ou partie de sa charge, surtout si le volume d’eau qui parvient là est faible crues locales. Le chenal unique se divise en bras divergents ou en tresses. La crue s’étale sheet flood, le talweg disparaît et le flot s’infiltre dans les porosités et les fissures des alluvions et du substrat. L’oued, envahi par sa propre charge, est incapable de poursuivre sa route en surface. Ces dépôts, ou bouchons alluviaux, sont particulièrement importants aux endroits les plus fréquemment atteints par les crues les plus fortes. Chacun d’eux tend à devenir le terminus habituel d’un type déterminé de crue, et le tracé des oueds dans les régions arides se compose ainsi d’un chapelet de plaines alluviales ou de cônes d’épandages en éventail très plats alluvial fans, reliés les uns aux autres par des biefs linéaires, les plus éloignés n’étant atteints que par les crues exceptionnelles. 38Les causes de cette dégradation sont diverses. En premier lieu, les vicissitudes du climat. Dans tous les cas on parle d’assèchement, au moins depuis la fin du dernier maximum glaciaire Petit-Maire, 2002, même si ce déclin n’est pas continu et si des épisodes secs et des épisodes plus humides notamment pendant l’optimum climatique holocène se sont succédé plusieurs fois dans la vie des déserts jusqu’à l’époque actuelle. Plus humide ne signifie d’ailleurs pas nécessairement très humide, car il suffit de peu, dans le total ou dans la répartition des précipitations, pour que se reconstitue une végétation plus dense et des réseaux hydrographiques mieux organisés. D’autres causes climatiques, plus locales, diversifient cette évolution. La discontinuité irrégulière de la pluie, dans le temps comme dans l’espace, rompt la solidarité des réseaux puisque ses effets sur les différents sites du bassin ne sont ni synchrones ni semblables. Entre des pluies très espacées et une évaporation permanente, le bilan est le plus souvent, mais inégalement, déficitaire. Les chutes de pluie utiles peuvent intervenir n’importe où, à n’importe quel moment, et déclencher une crue locale en un point quelconque d’un talweg qui sera ensuite tari pour des années. Tel cours d’eau ou secteur d’un cours d’eau peut ainsi apparaître plus ou moins dégradé qu’un autre, tel lac plus ou moins bien rempli, et telle ressource en eau plus ou moins assurée. 39L’influence du relief paraît aussi incontestable. En général, dans les zones accidentées, les réseaux de ravins sont très peu dégradés et souvent même encore fonctionnels. En revanche, les pentes faibles des piémonts et des plaines favorisent le ralentissement et la stagnation des eaux, donc les dépôts de charge et l’évaporation. Le talweg continu se scinde ainsi en une suite de sections aveugles alignées selon le tracé. On peut aussi rappeler le rôle de la fissuration tectonique et celui de l’hyperperméabilité des régions karstiques dans la réduction ou même la disparition des écoulements superficiels. 40Une autre conséquence notable de l’accumulation alluviale sur les plaines et les champs d’épandage est le rehaussement du niveau de base des drains les plus actifs par rapport à leurs voisins, ce qui favorise les captures par déversement Joly et Margat, 1954 ; Joly, 1962 et la réorganisation conséquente des réseaux hydrographiques. On peut penser que certaines rivières endoréiques ont été raccordées à la mer de cette façon et sont devenues exoréiques, par exemple l’oued Dra au sud de Zagora dans le Sud marocain, ou le haut Niger au coude de Tombouctou. 41Un dernier facteur de dégradation des réseaux hydrographiques en milieu sec, qu’il ne faut pas trop minimiser, est l’invasion des talwegs et des épandages par les dunes dans les intervalles entre les crues. Le sable amené par l’oued et repris par le vent trouve là à se fixer grâce à une humidité plus grande et une végétation plus dense. Les dunes, barkhanes, nebkhas ou même petits ergs, ne résistent guère au flot des grandes crues Joly, 1953, mais elles retardent l’écoulement, l’absorbent quelquefois, ou sont prises en charge dans le débit solide, ce qui force le courant à déposer une charge trop forte, préparant ainsi de nouveaux épandages et l’invasion de nouvelles dunes. Conclusion 42La situation des eaux sauvages dans les milieux désertiques tab. 1 découle plus ou moins directement de l’aridité, qui est la cause initiale, et de la discontinuité des événements, qui en est le corollaire. L’aridité se marque par une insuffisance de l’alimentation en eau due à une conjoncture météorologique défavorable. Les précipitations pluviales sont infimes moins de 200 ou même 100 mm, mais partout les rosées matinales sont fréquentes ; la neige ne compte que dans les déserts à hivers froids, les glaciers dans les hautes montagnes, et les déserts brumeux sur les littoraux. Cette eau qui arrive au sol est sujette de surcroît à des pertes immédiates forte évaporation plus de 1 000 mm, stimulée par une atmosphère sèche, une végétation clairsemée ou absente et de longues périodes sans pluie ; forte infiltration, nuancée toutefois par les états de surface, la nature et la structure du substratum géologique, mais qui peut aller jusqu’à la constitution d’immenses réserves souterraines ; usage, enfin, qu’en peuvent faire les humains selon leurs projets et leurs moyens. L’eau qui reste disponible en surface ruisselle selon les pentes ou s’accumule dans les creux du relief en formant des plans d’eau temporaires ou des lacs permanents. Sur les pentes les plus faibles, sous un régime d’averses très localisées, très concentrées mais très espacées dans le temps, et sur une végétation très ouverte, le ruissellement est diffus, en chenaux linéaires ou en nappe. Sur les pentes plus fortes, ou en provenance de régions mieux arrosées, le ruissellement se concentre en chenaux parcourus par des crues d’origine locale ou lointaine, et plus ou moins organisés en réseaux hydrographiques, dont beaucoup hérités d’un passé plus humide. Mis à part les régions les plus sèches, aréiques, totalement privées d’écoulement, et les grands fleuves allogènes exoréiques qui débouchent sur la mer, tous ces réseaux s’organisent en unités fermées, ou endoréiques. Cet état de choses est avant tout d’ordre climatique aréisme et endoréisme sont l’expression directe du climat sur l’hydrographie désertique. 43C’est parce qu’il n’y en a pas, ou si peu, ou qu’elle est si mal répartie, que l’eau est si importante dans le désert, même quand on ne la voit pas, qu’on la recherche ou qu’on en manque. Exceptionnelle à l’air libre, inexistante parfois pendant de longues périodes, c’est le plus souvent en profondeur qu’il faut aller la découvrir. Trouver l’eau, la recueillir, la transporter, l’économiser, la conserver sont, dans le désert plus qu’ailleurs, les problèmes-clés de la vie. Tantôt l’eau fait défaut parce que l’excès d’aridité entraîne une hydrologie déficiente et une pénurie des eaux sauvages, tantôt un système hydraulique insuffisant ne permet pas aux eaux domestiquées de subvenir aux besoins de la population. Le drame est que, dans toutes ces régions, le déséquilibre est permanent entre les ressources en eau disponibles, forcément limitées, et les exigences impérieuses de la consommation ordinaire. Vous voulez estimer la profondeur des fondations pour évaluer le coût de votre construction ? Vous ne savez pas comment faire et vous n’avez pas envie de vous tromper. Les fondations jouent un rôle essentiel pour la durabilité de votre ouvrage. Elles peuvent aussi considérablement alourdir le coût de la construction. Cet article vous aide à estimer la profondeur idéale pour vos fondations. Quel est le rôle des fondations ? Pour que la construction tienne, mieux vaut réaliser des fondations adaptées et qu’elles reposent sur un sol résistant et stable. Les fondations assurent la stabilité structurelle de l’ouvrage. Elles permettent la transmission des charges au sol, la répartition du poids de l’ouvrage sur le sol. Le but des fondations est d’éviter les tassements et les infiltrations. Les travaux de fondation jouent donc un rôle essentiel pour la durabilité de votre construction. Quels sont les différents types de fondations existantes ? On distingue 2 types de fondations Les fondations superficielles Il s’agit du type de fondation le plus courant. Elles sont particulièrement adaptées si votre terrain est de bonne qualité. Le sol stable doit être situé à moins de 3 mètres de profondeur. Les fondations superficielles sont aussi intéressantes si vous réalisez une construction légère avec de faibles charges par exemple les fondations d un mur, d’un muret ou d’une maison fondation maison profondeur limitée. On distingue deux types de fondations superficielles Les semelles filantes Les semelles filantes consistent à couler des semelles de fondation continues en béton armé sous un mur porteur ou sous plusieurs poteaux rapprochés. Il s’agit d’une solution économique et facile à mettre en oeuvre. Elles sont particulièrement utilisées pour la construction d un mur de maisons individuelles. Semelle filante constituant les fondations d’une maison. Le radier de fondation Contrairement aux semelles filantes, la dalle est coulée sur toute la surface de l’ouvrage. Le radier est plus coûteux que les semelles filantes mais cette couche de béton répartie les charges sur une plus grande surface. Il est adapté si la qualité du sol n’est pas optimale. Coulage d’un radier de maison. Les fondations profondes Parfois, la nature du terrain présence d’argile, de vase, de sable ou de tourbe exige la mise en œuvre de fondations profondes. Les fondations semi profondes et profondes sont également nécessaires quand il faut reprendre des charges importantes ouvrages de plusieurs étages, génie civil… Il s’agit de fondations dont la profondeur dépasse 3 mètres. Des puits, des micro-pieux ou des pieux peuvent être utilisés pour reprendre les charges et servir de base stable à la construction. Distinction entre les fondations superficielles et les fondations profondes. Quels critères prendre en compte pour calculer la profondeur des fondations ? 3 critères rentrent en considération pour calculer la profondeur des fondations. L’altitude. Les fondations doivent toujours être mises en place hors gel. Le gel provoque des gonflements et des fissures en phase de gel et un tassement du sol en phase de dégel. Le risque de gel varie en fonction des régions et de l’altitude. Le DTU qui remplace le DTU qui concerne les fondations superficielles précise les profondeurs des fondations hors gel minimales à respecter. La “profondeur hors gel” est la distance qui sépare le niveau bas des fondations de la surface du sol. Profondeur de gel par région elle va de 50 cm de profondeur dans les climats doux à 80 cm voire 1 mètre pour les climats montagneux. Voici la carte présentant la profondeur minimale requise pour la mise hors gel des fondations selon la localisation zone montagneuse ou zone tempérée type vallées et plaines. Profondeur hors gel carte. La nature de l’ouvrage. Une maison à ossature bois va amener moins de charges qu’une maison en maçonnerie. Une construction sur plusieurs étages va rapporter davantage de charges qu’une maison de plain-pied. La profondeur fondation mur cloture ou bien la profondeur fondation portail coulissant sera moins importante qu’un mur d’une maison de plusieurs étages car elle reprend moins de charges. La nature du sol. Si le terrain est de mauvaise qualité sols argileux, inondables, vous n’aurez pas d’autres choix que de réaliser des fondations profondes. Il est difficile de connaître précisément cette donnée. A ce niveau, vous pouvez Aller chercher et consulter le Plan de Prévention des Risques PPR en mairie, interroger le voisinage, réaliser une étude géotechnique. L’étude de sol n’est obligatoire que pour les constructions dans des zones risquées = construction PPR, sismiques et les lieux où les sols sont sensibles. Toutefois certaines banques l’exigent pour l’obtention du prêt, quelle que soit la zone. Cette étude coûte en moyenne 800 à 2000 euros. Quel est le prix des fondations d une maison ? Le prix varie énormément. Il peut aller du simple au double selon la nature de votre terrain, et la profondeur fondation maison. Sachez toutefois qu’en moyenne, il faut compter entre 80 et 170 € HT/m3. Conclusion fondation construction Vous disposez désormais de toutes les informations pour déterminer le type de fondation et estimer la profondeur des fondations. Une fois que vous aurez défini le type de fondation adapté à votre projet de construction, vous pourrez passer à la seconde étape la réalisation. A ce niveau, n’hésitez pas à consulter notre guide pas à pas pour réaliser une fondation de type semelle filante. Le DTU porte sur les règles de calcul pour fondations superficielles. Nous expliquerons tout d’abord ce qu’est un document technique unifié, avant de traiter des spécificités du DTU qu’un DTU ?Le DTU est ce qu’on appelle un Document Technique Unifié. C’est une sorte de cahier des charges qui rassemble les techniques et normes concernant les ouvrages en DTU traite d’un ou des aspects particuliers de la construction maçonnerie, sols, fondations, revêtements, façades etc…Le DTU s’achète chez AFNOR ou CSTB, le prix varie en fonction des thèmes traités mais l’intervalle est compris entre 80€ et 250€.Chacun peut acheter un DTU, vous y compris, toutefois les comprendre reste particulièrement difficile étant donné qu’ils sont à la base adressé aux professionnels. Il existe donc des écrits libres d’accès ayant vulgarisé les DTU, et donc plus compréhensibles par les DTU sont-ils conseillés ?Construire un ouvrage selon les normes d’un DTU c’est s’assurer une construction de qualité, répondant à des normes et aussi une effet les assurance peuvent décider de ne pas vous couvrir en cas de défaillance si votre installation ne répond pas aux normes du DTU, et en cas de litige avec un professionnel, les DTU servent de textes de base aux de DTU n’est donc pas obligatoire en soi, il est juste fortement DTU rassemble l’ensemble des techniques et règles de calculs relatifs aux travaux de fondations DTU porte plus spécifiquement sur des ouvrages tels que semelle filante, semelle isolée, radier, ou encore, massifs semi-profonds puits courts .Ce DTU est particulièrement technique puisqu’il expose les différentes règles de calcul que l’on doit mener pour creuser de bonnes prix du DTU est d’environ 32,52€ .Voyons à présent les grandes parties traitées par le DTU du sol Avant de réaliser une semelle, il faut calculer quels pourraient être les mouvements du sol c’est-à-dire l’alternance entre compression et effet, lorsque vous réalisez un ouvrage en béton, le sol sur lequel il repose se tasse forcément en subissant le poids du pour que vous obteniez la hauteur désirée, il faut anticiper ces tassements sur sols difficiles Les sols jugés difficiles requièrent une étude spécifique couvrant à la fois les domaines de la conception, du calcul et de l’ sols considéré difficiles sont par exemple les sols argileux, à niveaux différents, proches d’ouvrages sur pieux ou de concernant le gel La profondeur des fondations est partie prenante de la solidité de la construction finale à effet, il faut respecter une certaine profondeur, qu’on appelle profondeur hors gel ».Cette profondeur à pour but d’éviter les traumatismes du béton liés aux mécanismes de gel et profondeurs hors gel sont différentes selon les régions et le milieu naturel dans lesquels les fondations sont de la contrainte de calcul Toute la fin du DTU se concentre sur comment déterminer la contrainte de évaluer les tassements, les compressions du sol etc…On peut se baser sur des calculs fait sur des ouvrages voisins sur même sol pour se donner une idée. Savez-vous que vous pouvez vous faire livrer du béton prêt à l’emploi par camion toupie, même pour une petite quantité?Estimation chiffrée Gratuite!Prix du béton pour fondationLe prix d’un béton de fondation est de ~100 €/ étant il est assez variable ! Voici quelques paramètres qui influent sur le coût d’installation Type de béton. Le béton de fondation peut présenter plusieurs spécificités liquide, fibré, autoplaçant etc… Mixo pompe. Une pompe facilite la mise en place du béton dans les fondations, elle permet une répartition uniforme. Pour les chantiers de particuliers, on a souvent recours à un malaxeur pompe. Transport. Plus la centrale est loin du chantier, plus le coût de transport sera de béton par camion toupiePour faire vos fondations, vous pouvez commander du béton auprès d’une centrale à présente bien des avantages Qualité. Un béton de centrale obéit à une fabrication industrielle. La plupart des bétons sont normés. L’acheminement se fait pas camion toupie. Pas besoin de fabriquer le béton, à la bétonnière. Sur-mesure. Lors de la commande de béton, vous spécifiez vos attentes. La centrale à béton fabriquera un béton parfaitement adapté à vos besoins. Temps. La toupie béton vient directement couler le béton dans le coffrage. L’opération est donc, commander un béton en centrale c’est s’assurer un béton de les néophytes seront peut être plus tranquilles de tout sous-traiter à une entreprise de béton qui se chargera directement de le commander et de l’ vous êtes intéressés, ou si vous voulez juste vous renseigner, sachez que nous proposons des devis à titre informatif pour vous aider à obtenir les informations veuxDevis livraison de béton par camion toupie!

carte de profondeur hors gel par régions