Cetteformation s’adresse à quiconque désire en savoir plus sur le monde fabuleux des champignons et les méthodes de culture de pleurotes sur marc de café. Grâce à cette formation individuelle et complète, vous repartirez avec des connaissances en culture de champignons sur marc de café ainsi qu’en gestion d’entreprise. Avec plus de 5 ans
Despleurotes poussent sur des sacs remplis de marc de café dans la champignonière d'UpCycle-La boite à champignons, à Saint-Nom la Bretêche, près de ParisEric PIERMONT, Eric PIERMONT
Moyennantun arrosage tous les jours, trois récoltes sont possibles sur chaque kit individuel, pour 600 à 800 grammes de pleurotes au total (chaque kit garni de terre est vendu 15,90 euros). Et
Toutd’abord, vous recyclez vos déchets : le marc de café permet de créer un excellent substrat à la culture de champignons, comme nous le faisons avec nos pleurotes Monte Cristo. Ensuite, la culture vous permet de comprendre comment le champignon pousse, quelles sont ses particularités. Cela revêt un aspect ludique très appréciable.
Dansla benne, une montagne de marc de café exhale un parfum aigre-doux, et se prépare à une deuxième vie: en Ile-de-France, le principal déchet des cafés-brasseries sert à faire pousser des pleurotes, champignons qui finissent dans les assiettes des clients de ces mêmes établissements.Une fois trié, mélangé à du carton et du bois effilochés, ainsi qu'à des
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Dans un nouveau livre de recettes intitulé Future Food Today, le laboratoire de recherche et de création SPACE10 nous donne la clé du succès de la culture des champignons en bocal. Tout ce dont vous avez besoin, c’est du marc de café frais, du mycélium, un bocal en verre, et un peu de patience. Il faut compter de 6 à 8 semaines avant de pouvoir les déguster. Matériel Du ruban adhésif microporeuxVous en trouverez en couvercle étanche à l’airUn couvercle métallique à visser est plus facile à percer qu’un couvercle en gros bocal en verreDu marc de caféBien laisser refroidir le marc de café, sinon la chaleur tuera le mycélium lorsque vous les mycéliumLe mycélium est la structure végétative des champignons. Pour en trouver, contactez des producteurs de champignons proches de chez vous.
Des champignons cultivés grâce à du marc de café poussent dans une champignonnière installée à Bruxelles, le 15 juillet 2020 Le marc de café ne sert pas seulement à lire l'avenir. A Bruxelles, une jeune entreprise érigée en modèle de l'économie circulaire le recycle pour faire pousser des pleurotes 100% bio en pleine ville. La champignonnière de la société Permafungi, à Bruxelles le 15 juillet 2020 où les champignons poussent grâce notamment au recyclage du marc de café L'aventure pour la firme "PermaFungi" a commencé en Thaïlande en 2013, quand un Belge parti y voyager à vélo a découvert une ferme cultivant des champignons avec ce résidu connu des amateurs de jardinage pour ses vertus nutritives. De retour en Belgique, il en parle autour de lui, l'idée séduit. Il y a du potentiel à Bruxelles avec les milliers de tonnes de marc produites chaque année par les cafés et restaurants de la ville et promises à la poubelle. "C'est un déchet typiquement urbain, disponible tout le temps", souligne Malika Hamza, consultante en alimentation durable, comptant parmi les experts du secteur ayant salué "l'exemplarité" de l'initiative. Aujourd'hui, six ans après sa création sous forme de coopérative en 2014, la "start-up" affiche fièrement une production moyenne d'une tonne de pleurotes par mois, même si elle peine à être rentable, reconnaît Julien Jacquet, l'un des six cofondateurs. "L'idée n'est absolument pas de faire le champignon d’exception ... mais un produit qui ait du sens, local et bio. Il faut convaincre nos acheteurs magasins bio, restaurants, ndlr de cette valeur ajoutée", explique ce Wallon de 36 ans, aujourd'hui administrateur délégué de PermaFungi. Le kilo de pleurotes est vendu 15 euros. Collecte à vélo Concrètement la firme a noué un partenariat avec deux chaînes de restauration, Exki et Le Pain quotidien, pour collecter chaque matin en ville, en partie à vélo, le marc de café bio qui sera le nutriment de base du futur champignon. Un composant naturel, le mycélium considéré comme la racine du champignon, est introduit dans un mélange de marc et de paille, placé dans un sac plastique en forme de boudin. Il va déclencher "la fructification", l'étape finale. Dans des chambres froides équipées de vaporisateurs d'eau, le champignon est récolté au bout de 15 jours sur la paroi de ces sacs suspendus à la verticale. Celle-ci est préalablement transpercée d'un coup de cutter, comme si on aidait le pleurote à s'échapper du sac pour respirer à l'extérieur. PermaFungi a installé sa champignonnière de m2 dans les sous-sols d'un site historique du coeur de Bruxelles, l'ancien entrepôt des Douanes belges, appelé aujourd'hui Tour et Taxis. Cette localisation, dans un dédale de couloirs sans âme qui vive, est un autre aspect "écoresponsable" du projet aux yeux de ses promoteurs. "On se réapproprie les espaces urbains inoccupés pour cultiver de façon saine et durable", fait valoir Quentin Thirion, dans l'aventure depuis trois ans, chargé de la tournée matinale des machines à café en vélo cargo. Produire dans des caves permet d'"utiliser la chaleur résiduelle du bâtiment, il y a aussi une réflexion sur l'énergie consommée", poursuit Malika Hamza. En bout de chaîne, le résidu de la fructification est utilisé comme compost dans une ferme de l'agglomération, ou pour fabriquer les abat-jours biodégradables que commercialise la société. Julien Jacquet se vante aussi d'avoir formé "une petite centaine d'entrepreneurs" et assure que son savoir-faire a été "dupliqué" à Marseille, Toulouse, au Québec et même en Nouvelle-Calédonie. Des "kits à champignons" ont été imaginés pour encourager les particuliers à les faire pousser eux-mêmes à petite échelle à la maison. "On ne va pas remplacer l'agriculture classique", lâche l'entrepreneur, "mais c'est essentiel qu'un pays, une ville, sache produire une partie de son alimentation". D'autant plus selon lui quand "un choc" comme la pandémie de coronavirus, avec ses restrictions de déplacements, a montré les limites du commerce sur longues distances. "La majorité des champignons consommés en Belgique vient des Pays-Bas ou de Roumanie. Or, c'est un produit dont la qualité principale doit être la fraîcheur, on peut le produire chez nous !".
A Trivial’Compost nous sommes toujours partants pour mettre en œuvre de nouvelles solutions de valorisation des déchets organiques. Et les raisons ne manquent pas pour se lancer dans la culture de pleurotes sur marc de café. Cette technique est connue depuis longtemps en Asie, en Amérique du sud et au Zimbabwe mais elle est très médiatisée depuis quelques années par des entrepreneurs et des ingénieurs-économistes qui l’ont importée pour une production à plus grande échelle. Le vélo-charette que nous utilisons pour récolter le marc de café dans les bars et restaurants Notre première récolte de pleurotes. La production locale de champignons génère une économie circulaire qui permet d’une part de créer des emplois et d’autre part de valoriser le marc de café. En effet, nous jetons en moyenne un peu plus de 7 millions de tonnes de marc de café dans le monde chaque année, soit environ 19 000 tonnes par jour ! Or, selon Cédric Péchard, fondateur d’Upcycle champignonnière qui cultive des pleurotes sur du marc de café à Rungis si nous upcyclions » la totalité de cet or noir, nous aurions une production totale de 70 000 tonnes de champignons de quoi couvrir les besoins en calories et protéines de 70millions de personnes, localement et quasiment sans énergie ni eau ». Les champignons sont de plus très riches en vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B9, source de cuivre, phosphore, potassium, fer, zinc, protéines, antioxydant et permettent de lutter contre le cancer et le cholestérol. Et pour ne rien gâcher les pleurotes sont très appréciés des restaurateurs pour leurs grandes qualités gustatives. Humidification des sacs de culture en phase de fructification. Cave dans laquelle nous expérimentons la champiculture.
Qu'ont en commun les restaurants montréalais suivants Bouillon Bilk, Cadet, Impasto, Majestique, Montréal Plaza et Toqué? Ils sont tous clients de Blanc de Gris, une jeune entreprise d'Hochelaga-Maisonneuve qui produit des pleurotes à partir de marc de tables de la métropole, parmi les plus réputées, ont toutes choisi un champignon fraîchement cueilli et produit dans une perspective d’économie circulaire. On parle de réintroduire la nature en ville, explique Dominique Lynch-Gauthier, cofondatrice de l’entreprise. La nature, ce n’est pas juste de mettre des plantes, c’est aussi de réintroduire les cycles de la matière en ville pour que les résidus organiques générés dans la ville puissent servir aussi dans la ville. » Voici le premier d’une minisérie de portraits d’entreprises montréalaises qui appliquent les principes de l’économie circulaire. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques OCDE, une économie mondiale qui réutiliserait systématiquement les biens qu’elle produit diminuerait jusqu’à 80 % l’extraction de ses ressources naturelles. Blanc de Gris récupère le marc de café le résidu de l’infusion produit par plusieurs cafés de Montréal et s’en sert comme terreau fertile pour ses pleurotes. En plus de ces résidus organiques, la ferme urbaine récupère également les drêches de brasserie les restants du brassage de la bière et combine le tout avec des granules de bois et de la paille de chanvre. Une fois pasteurisé, ce mélange est versé dans des seaux qui sont ensuite colonisés par les champignons. La récolte est impressionnante pour cette petite ferme urbaine. Chaque semaine, elle produit entre 150 et 200 kilos de pleurotes de haute qualité, soit l’équivalent d’autant de boîtes de souliers. Des fournisseurs et des clients de Montréal C’est pendant des études à l’Université de Montréal que Dominique Lynch-Gauthier s’est mise à s’intéresser sérieusement à notre système alimentaire et aux façons de le rendre viable en ville. Elle a notamment contribué à mettre sur pied le projet d’agriculture urbaine sur le campus. Il y a beaucoup de mangeurs en ville, il y a beaucoup de déchets qui sont produits. Et ces déchets, bien souvent, sont des matières organiques et elles sont transportées à l’extérieur de la ville pour être compostées. Ensuite, quand arrive le printemps à Montréal, on fait venir de l’extérieur de la ville du sol pour nos jardins. » En 2014, Dominique Lynch-Gauthier et sa partenaire d’affaires Lydia Roy Maheu décident de s’investir à plein temps dans l’aventure Blanc de Gris. L’entreprise se lance officiellement en affaires au printemps 2015. Aujourd’hui, la ferme urbaine possède six fournisseurs de marc de café, principalement des lieux où il y a beaucoup de roulement. Agrandir l’image Nouvelle fenêtreLe mélange dans lequel poussent les champignons est composé notamment de marc de café et de drêches de Radio-Canada / Denis Wong Pour les deux femmes d’affaires, vendre ce produit à des restaurants dans un rayon restreint va de soi. Cela s’inscrit dans le même souci de rester dans un modèle circulaire et de réduire l'impact de la production de pleurotes de Blanc de Gris. Ça n’a pas de sens pour nous d'exporter nos champignons. On va [lancer] d’autres fermes comme ça ailleurs, on va exporter le concept. Et ce qui fait qu’on se démarque des autres, c’est qu’on a un produit super frais qui se prête vraiment bien à cette forme d’agriculture de proximité, parce que le pleurote est un champignon qui se dégrade très rapidement et qui ne supporte pas bien les transports sur une longue distance. » La cinquantaine de clients de l’entreprise font partie de la scène gastronomique de Montréal et misent sur la fraîcheur des produits. Ces restaurants proposent pour la plupart une cuisine du marché. Bien que le pleurote de Blanc de Gris soit cher, il est surtout beaucoup plus frais. Il est possible d’importer ce champignon d’Ontario ou de Colombie-Britannique, mais dans la plupart des cas, il provient de Pologne ou de Chine. Briser le stéréotype du hippie » Le chemin vers le succès d’entreprise n’est jamais facile. Dominique Lynch-Gauthier explique qu’elle a dû se battre contre le syndrome de l’imposteur et certains stéréotypes associés à l’agriculture urbaine. Un peu oui! Souvent, les agriculteurs font ça depuis cinq générations… Moi, personne dans ma famille ne faisait de l’agriculture. Oui, j’avais ce syndrome-là un peu. Et souvent, [les gens pensent] qu’on ne va pas nourrir les gens avec [l'agriculture urbaine], que c’est un truc de hippie… Non, maintenant je m’assume. [L'entreprise] est incorporée et rentable. » C’est rentable, et la croissance de Blanc de Gris est exponentielle. Deux ans après le lancement officiel de la ferme urbaine, Dominique et Lysiane ont commencé à rembourser leurs dettes. En juin 2018, Blanc de Gris avait déjà dépassé son chiffre d’affaires de 2017. Depuis 2016, l’entreprise double ses revenus chaque année. On s’affirme on est à but lucratif. C’est possible de le faire, et ce n’est pas quelque chose qui coûte à la société, au contraire. [L'entreprise] est rentable, on crée des emplois, on fait des profits. » Agrandir l’image Nouvelle fenêtreLes champignons colonisent des sceaux et la production hebdomadaire de Blanc de Gris se chiffre entre 150 et 200 Radio-Canada / Denis Wong Un futur complètement circulaire? Dans un monde idéal, l'exploitation de la ferme serait complètement circulaire. Pour l’instant, les résidus restants dans les seaux après la récolte des pleurotes ne sont pas valorisés. Mais les options ne manquent pas bien compostés, ces restants pourraient remplir des potagers, ou encore nourrir des insectes qui pourraient ensuite servir à l’alimentation animale ou humaine. La certification bio est un autre objectif que la jeune entreprise aimerait un jour atteindre. Les pleurotes sont produits sans pesticides et sont naturels, mais la certification est difficile à obtenir, notamment parce que le marc et les drêches doivent eux-mêmes être biologiques avant d’aspirer à ce statut. Ce n’est certes pas parfait, mais Dominique Lynch-Gauthier estime que Blanc de Gris est un point de départ vers un modèle alimentaire en ville qui est plus viable. C’est un petit grain de sel, mais je me dis que si tout le monde le fait, c’est ce qui fait une différence. Tout seul, on ne peut pas s’attaquer à des problèmes trop grands pour des individus. Mais en même temps, on ne peut pas attendre après les gouvernements, il faut agir. J’ai le sentiment que je fais quelque chose, que j’agis. »
culture des pleurotes sur marc de café